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Plus de Marché pour plus d’État !

Parution du nouvel ouvrage de Francis Kramarz et Philippe Tibi
Préface d’Emmanuel Macron


Dans leur nouvel ouvrage paru le 22 septembre 2016, Francis Kramarz et Philippe Tibi ouvrent le débat sur le couple État/marché et démontrent qu’ils n’ont pas des intérêts opposés par nature. L’État a pourtant systématique-ment ignoré le fonctionnement du marché dans des domaines critiques pour l’avenir des Français. A la veille de la campagne présidentielle, cet essai offre une réflexion originale et montre comment l’Etat a pu être capturé par des intérêts particuliers. Dans la lignée des ouvrages de Jean Tirole, Pierre Ca-huc et André Zylberberg, les auteurs proposent des solutions fondées sur la recherche économique internationale.

Parce que le coût du travail peu qualifié est trop élevé, l’État a baissé les cotisations em-ployeurs pour les salariés au SMIC. Parce que les loyers sont trop élevés, l’État a distribué des aides au logement. Parce que le rendement de l’épargne est trop incertain, l’État garantit la protection du capital… 

Pourtant, les prix ont été libérés en 1987. Mais les prix « administrés » abondent : le salaire minimum, l’immobilier dopé par les allocations logement et les niches fiscales tandis que les taux garantis à l’épargne entretiennent l’illusion du rendement sans risque. Quant aux prix réglementés de l’énergie…

Cet interventionnisme a des conséquences très négatives : chômage massif des non qualifiés, crise du logement dans les métropoles et assèchement des circuits de finance-ment de l’innovation. Le coût massif des politiques palliatives prive notre État de capacité d’intervention dans les domaines qui relèvent de sa raison d’être». Et les Français jugent sévèrement cette incapacité. 

L’État est finalement confronté à une triple impasse. Stratégique : il n’est plus maître du destin des champions nationaux. Financière : ses comptes délabrés lui interdisent de préparer l’avenir. Intellectuelle : il ne perçoit pas son impuissance et sa perte de souverai-neté. Faute de reconnaître et d’accepter la fonction essentielle du marché, « dire le prix » en confrontant l’offre et la demande. Dans une économie de marché, les prix sont des signaux qui doivent guider l’allocation des ressources. Dans la patrie de Colbert, cette conception heurte l’idéologie dominante. 

C’est paradoxalement le recours aux solutions du marché qui peut trancher ce nœud gordien. L’élargissement de la place du marché améliorera le bien-être collectif et renfor-cera l’autorité de l’État. Il le confortera dans son rôle de garant de la cohésion sociale et de maître d’œuvre du récit national tout en lui restituant des marges de manœuvre finan-cières. Le marché, quant à lui, est une technique efficace mais il n’a nullement vocation à constituer un projet de société. 

Pour réformer, il faut commencer par la gouvernance. L’État doit favoriser l’intérêt géné-ral. Trop souvent capturé par des intérêts particuliers, il doit imposer la représentation des intérêts « orphelins » : les chômeurs, les mal-logés, les jeunes entreprises. 

Extrait de la préface d’Emmanuel Macron : « Ma conviction profonde est que la puis-sance publique est encore fondée à intervenir, notamment pour protéger légitimement face aux risques ou aux attaques déloyales, pour réduire les inégalités, pour lutter contre les injustices. Pour accompagner le changement. Elle doit en revanche rénover ses modes et ses champs d’intervention. Francis Kramarz et Philippe Tibi dessinent dans cet ouvrage les lignes de crête de cette nouvelle gouvernance. » 



Francis Kramarz est directeur du Centre de recherche en économie et statistique (CREST). Professeur à l’ENSAE et pro-fesseur associé à l’École polytechnique, il a publié une centaine d’articles scientifiques dans des revues internationales sur l’emploi, les salaires, la concurrence, le commerce international. Il a été élu fellow de l’Econometric Society.



Philippe Tibi est fondateur de Pergamon Campus et professeur d’économie à l’École polytechnique et à l’UIBE Pékin. Jusqu’en 2012, il présidait les marchés actions, la banque d’investissement et le groupe UBS en France. Il a été président de l’Amafi de 2007 à 2014. Philippe Tibi répond, avec Pierre de Lauzun, à Pascale-Marie Deschamps dans le livre d’entretien « Les marchés font-ils la loi ? ».




Pour recevoir l’ouvrage, contactez

Virginie Baillard

01 48 00 54 54

baillard@revue-banque.fr



Les auteurs Francis Kramarz et Philippe Tibi vous donnent rendez-vous pour une présentation de l’ouvrage suivi d’un débat animé par Fabrice Lundy, journaliste à BFM, le 5 octobre 2016 à 8h30 à Revue Banque Edition.


Inscriptions : Remplissez le formulaire d’inscription.

L’ouvrage est publié par RB Edition avec le concours de l’Amafi, Association française des marchés financiers.

196 pages, 21 €.

Disponible sur  www.revue-banque.fr et en librairie à partir du 22 septembre 2016.

ISBN :978-2-86325-625-1

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